Un petit compte-rendu du Salon du Livre, ça vous tente ?
Ben de toute façon, tant pis pour vous. On y va.
Donc cette année, la grande nouveauté pour le Navire, ce fut le nouveau stand de la région Languedoc-Roussillon. Et là , première bonne nouvelle : si certaines choses sont encore largement perfectibles, on a quand même le sentiment d’avoir largement été écoutés par nos partenaires régionaux. Exit les plots où s’entassent les bouquins sans aucune lisibilité, l’impossibilité pour les éditeurs de défendre leurs publications à moins de rester debout toute la journée devant les dits plots, et les signatures organisées n’importe comment avec des tables de bistrot installées à la va-vite. Pour chaque éditeur présent, il y a désormais un stand petit mais bien fichu, et on a vu la différence. Y compris en termes de ventes : le Navire a multiplié son chiffre de vente par 4. Et si le manque de temps dans la préparation de cette année pour cause de lancement concomitant de la nouvelle structure du livre en région, LR2L, nous a privé d’ organiser les choses en amont, on a guère de doutes désormais sur l’intérêt de notre participation à ce salon, contrairement aux années précédentes.
Voyez vous-même à quoi ça ressemblait :

La chance et la gentillesse des organisateurs (plein de câlins à Jérémie, Adeline, Emmanuel et Muriel) nous ont également placés à côté des copains de 6 pieds sous terre, éditeurs de BD hors pair dont je ne saluerai jamais assez le travail. Jean-Christophe Lopez et moi-même avons donc passé beaucoup de temps à dire des bêtises, boire du kawa et monter des projets pharaoniques mais tout à fait réalistes pour faire qu’enfin, le sud de la France puisse connaître un vrai grand festival de l’image et de l’imaginaire. Projet auquel s’associent également nos autres potes du Diable Vauvert et de Black Mamba, le magazine de la BD et des littératures pulps qui monte, qui monte... Bref, ça rigolait bien et ça fumait dur des neurones. On vous reparlera de tout ça.
Côté signatures, le Navire accueillait comme d’hab ses auteurs parisiens, à l’exception de Paul Desalmand qui avait décidé de boycotter la manifestation pour protester contre la violence d’Israël dans les territoires palestiniens. Au Navire, on s’est d’ailleurs posé la question. Certes, les organisateurs ont fait très fort dans la stupidité en n’invitant que des auteurs israéliens qui écrivent en hébreu. D’où la conséquence d’une présence limitée à un seul auteur arabe. C’était vraiment d’une bêtise crasse. Ceci dit, nous avons estimé que les intellectuels israéliens sont aussi les meilleurs défenseurs d’une politique de retour à la paix et au respect entre les deux peuples et que les boycotter ne contribuerait qu’à affaiblir leur parole en Israël et nous avons choisi d’être là aussi pour leur dire notre soutien : vous me direz, ils s’en fichent ils n’ont jamais entendu parler du Navire. Bah, on fait ce qu’on peut, n’est-ce pas ?
Bref. Restaient donc Irène Delse, qui s’est fait grondée de partout parce qu’elle traîne sur son deuxième opus de Shalinka (hein, Irène ? *bruit de fouet qui claque*), Yves Frémion qui a dormi comme d’habitude - mais qui a signé 6 Tongre, ce qui s’avère être un record naviresque pour le salon du livre - et a bisouté Joëlle Wintrebert, invitée exceptionnelle sur le stand pour la sortie de La Chambre de sable son dernier (absolument splendide, et je fais encore dans l’understatement) opus paru chez Glyphe ...
La preuve en images.
Que dire d’autre ? A part l’épisode de l’alerte à la bombe, qui aura coûté pas mal de visiteurs au salon dans les jours qui suivirent, mais aura eu le mérite de nous accorder un moment avec les amis des éditions Courtes et Longues nous avons passé pas mal de temps à baguenauder, à rire avec des tas de gens sympas (énormes bises aux potes du Diable Vauvert, de chez Bragelonne - merci à Greg, il sait pourquoi -, Lune d’encre, ActuSF, du Cafard cosmique et évidemment, aux fans du Navire qui sont venus nombreux et on les aime - plus un merci spécial à Gemme, elle sait pourquoi) et qu’enfin, enfin, j’ai pu aller faire un tour chez Scylla, l’incontournable librairie SFFF de Paris (8 rue Riesener, Paris 12, métro Montgallet) pour y retrouver des gens que j’aime depuis longtemps... ben à part ça, je suis rentrée crevée.
Et ça m’apprendra à faire la fâte jusqu’à pas d’heures tous les soirs...
Prochaine étape : Epinal pour les Imaginales !!!
(pour les photos : Merci à Emmanuel Guillot pour la première, et à Daylon pour les suivantes)